
Surtout connu pour son travail au sein des War On Drugs, l’un des groupes révélations de l’année 2008, Kurt Vile travaille également en solo. Après deux risques relativement passés inaperçus, l’artiste a signé chez le label Matador Records, et vient tout juste de sortir un troisième disque intitulé ‘Childish Prodigy’. Musicalement parlant, il trempe toujours ses pistes folk-rock dans un bain psychédélique à la différence qu’il rend une copie nettement plus accessible et homogène que par le passé. Tout en restant dans la lignée artistes folk des années 60, il tente de renouveler le genre folk en faisant confiance à ses désirs créatifs. Même en ayant tendance à s’éterniser de temps en temps, chaque chanson apparaît comme une nouvelle idée, une nouvelle proposition. Grâce à lui, le folk et le rock prennent des facettes originales et inédites.
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52 bougies pour Richard Curtis mais une carrière comme réalisateur encore très courte. Connu essentiellement pour avoir crée l’inévitable Mr Bean et scénariser des grands succès de comédies romantiques, il réalise avec Good Morning England son second long-métrage, seulement. Et de romantisme, il n’en est ici plus tellement question. Le britannique nous paye un long voyage dans les années 60 au temps où proliféraient les radio pirates en Angleterre. Dans la lignée d’un Wes Anderson, il tient son film d’une main de maître pendant près d’une heure et demi. Mais cette jolie rencontre de musique, d’humour et de nostalgie qui tenait si bien sur ses pattes jusqu’alors est brisée par un final hollywoodien incompréhensible. Un joli tableau bêtement entaché.
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Le nom à rallonge américain peut-il encore nous surprendre après son phénoménal premier album, telle est la question. Continuant son bout de chemin studio avec Kyp Malone (Tv On The Radio, Rain Machine) chargé de la production, on pouvait s’attendre à ce que Summer Of Fear soit une suite logique et évidente du premier effort éponyme, une succession de titres folk-rock aux structures amples, complexes. Cette fois ci, les compositions restent ambitieuses mais la donne est foncièrement différente. Les mélodies gagnent en simplicité, en clarté, et l’album récupère en consistance et en homogénéité ce qu’il perd en surprise et en expérimentations. La voix mystique et si profonde de Miles n’ayant pas bougé d’un trait, l’album dégage une émotion et une puissance qui surpasse largement les petits défauts. De nouveaux choix artistiques, mais une passion intacte pour un artiste toujours foudroyant de talent.
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Bloqué quelque part entre la pop novatrice de Phoenix et l’électro cheap & kitsch, les Pony Pony Run Run dévoilent cette année un premier album intitulé ‘You Need Pony Pony Run Run’. Derrière tous ces intitulés étranges se cache un jeune trio nantais prêt à sauter pieds en avant dans le revival 80’s. Cette démarche musicale de plus en plus courante chez les jeunes artistes reste pourtant terriblement casse gueule, en témoigne encore le premier album complètement raté de La Roux. Heureusement pour le groupe français qui, sans convaincre sur la longueur, évite la catastrophe et propose quelques très bons tubes. Dommage que la seconde partie du disque propose de plus en plus d’arrangements vulgaires et des mélodies moins marquantes. Un début encourageant qui a un peu tendance à laisser l’auditeur sur sa faim, tiraillé constamment entre des chansons de mauvais goût et des hits hautement addictifs.
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A l’exception d’un Scoop décevant et inquiétant, les deux dernières productions de Woody Allen (Le Rêve de Cassandre et Vicky Cristina Barcelona) laissaient percevoir que le génie américain était toujours en vie et en bonne forme. A défaut de briller. Avec Whatever Works, le prolifique réalisateur revient tourner dans la ville de New-York et en profite pour signer sa meilleure comédie depuis bien longtemps. Une palette d’acteurs formidables se donnent tour à tour la réplique dans un rythme comique effréné. Une réussite quasi-totale pour ce film, qui malgré la prévoyance de ses scènes, provoque dans les salles de cinéma un rire communicatif et convivial plutôt rare. De quoi prévoir un avenir serein à l’homme de cinéma de 74 ans, son âge ne l’empêchant visiblement pas de garder la fraîcheur et l’humour qui l’habitaient alors qu’il n’était qu’un jeunot.
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Après dix années un peu galère à balayer les scènes françaises, les quatre membres du groupe Soma entament des projets concrets en cette année 2009. A commencer par un EP éponyme de haute volée paru le 5 octobre, un mélange certifié 100% efficacité oscillant entre rock et power-pop. Leur absorption immodérée de rock, en particulier des Smashing Pumpkins, explique sans aucun doute la qualité et la consistance de leurs titres, comparables aux plus grandes machines anglo-saxonnes et américaines. En attendant un premier album studio qui sortira le 18 janvier 2010 et qui s’intitulera ‘Jewel And The Orchestra’, profitez de ce mini recueil d’hymnes pop-rock fiévreux et pêchus à déguster sans modération.
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Goodbye Hulk, auf wiedersehen Spiderman, adieu les X-Men et Batman, bonjour Alex Mercer, alias le Protoype. Une paire de Reebok, un jean et un sweet à capuche, le héros que vous incarnez ne paye apparemment pas de mine. C’est seulement une fois relié à son pad qu’on se dit que les apparences sont décidément bien trompeuses. Armé jusqu’aux dents d’une façon très … personnelle, il va falloir retourner une ville entière, militaires et monstres surpuissants compris, pour retrouver des souvenirs destinés à expliquer une situation pour le moins ‘What The Fuck’. Radical Entertainment vous offre ainsi une vision jouissive du chaos en plein New-York. Et vous dans tout ça ? Et bien vous êtes un peu l’ennemi public n°1. Sauf que vous disposez d’un peu plus de moyens que Mesrine pour l’assumer.
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Sacrée bande que la famille Astier. Quand ce n’est pas Alexandre Astier qui est aux commandes d’une série, c’est son demi-frère Simon Astier qui décide de réaliser directement la sienne. Ainsi est né la première saison de Hero Corp, comédie dirigée par des super héros devenus à la retraite. En s’inspirant grandement du travail réalisé sur Kaamelott, en particulier en ce qui concerne les dialogues, il livre une première saison agréable en tous points. Alors bien sûr, il n’y a pas la même ambition et la même qualité que la série menée par le roi Arthur, mais ces quinze épisodes réservent néanmoins une bonne dose de rires et quelques séquences déjà mythiques.
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Infatigable Kyp Malone? Au moment où TV On The Radio, épuisé par sa tournée, a décidé de faire un break d’un an pour se reposer, le guitariste-chanteur du groupe en a profité pour se plonger sur un projet solo. C’est donc sous le nom de Rain Machine que le bonhomme se produit, nom également utilisé pour l’intitulé de l’album. Grand artisan de la réussite de son groupe principal aux côtés de Dave Sitek, sa première escapade solitaire déçoit en partie par un manque ponctuel de surprises. Sa voix mi-ange fait des ravages, mais les chansons restent parfois trop inspirées de celles de TV On The Radio. La production est simplement moins léchée, les mélodies plus déconstruites et moins lisses que sur ‘Dear Science’. Il faut attendre que l’opus tombe dans plus de simplicité pour retrouver un peu de fraîcheur et de beauté. Malgré tout, Kyp Malone paraît aussi claqué que ses potes.
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La variété française est toujours en quête d’artistes parés à prendre la relève. Fragilisée depuis le triste décès d’Alain Bashung, la scène française peut heureusement encore s’appuyer sur Jean-Louis Murat, dernier pilier entièrement crédible de la musique française. Après l’excellent ‘Tristan’ sorti l’an dernier, l’artiste n’a attendu qu’une petite année pour sortir un nouveau disque. Enregistré aux Etats-Unis dans le Tennessee, ‘Le Cours Ordinaire Des Choses’ entretient la classe de l’opus précédent mais se montre encore plus ambitieux musicalement parlant. La voix mystique de Jean-Louis Murat survole en poésie le son fiévreux et mythique de Nashville. Indispensable pour tous ceux qui rêvent d’entendre de la variété de qualité.
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Onzième long métrage pour le réalisateur taïwanais en vingt-sept ans. Ang Lee, auteur entre autres de Tigre et Dragon et de Brokeback Mountain a choisi l’année 2009 pour s’essayer,une fois n’est pas coutume, à la comédie. Le titre: Hôtel Woodstock. En gravitant autour de cet évènement haut en hippies et en couleurs, le ton semblait déjà plus léger. En tout cas, il faut un début à tout, et celui d’Ang Lee dans la comédie est plutôt périlleux. Si le film a le grand mérite de ne jamais être pompeux, la qualité du divertissement proposé reste franchement en dessous de la moyenne d’une bonne comédie. Un manque flagrant de rythme vient plomber une reconstitution visuelle remarquable des marges de Woodstock. Après une première partie intéressante, et malgré quelques situations comiques, l’ennui s’installe et persiste.
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Entre le bijou indépendant Little Miss Sunshine et Sunshine Cleaning, la nouvelle réalisation de Christine Jeffs, il existe quelques points communs. Il y a ‘Sunshine’ bien sûr, mais aussi les mêmes producteurs, une histoire un peu barrée, et des personnages un peu clichés dans les productions indépendantes. La comparaison s’arrête là puisque la qualité entre les deux films n’est pas comparable. Sunshine Cleaning disposait de tous les bons éléments pour créer un film social drôle rafraîchissant, mais ne tient jamais toutes ses promesses. La réalisatrice reste constamment à la surface des choses et empile quelques scènes un peu clichés. Comme quoi l’idée de départ peut-être excellente sans que le film suive.
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Quand Olivier Marguerit (Syd Matters, Chicros) rencontre la réalisatrice Laurie Lassalle, il en résulte un projet pop novateur et atypique. A commencer par leur nom de scène My Girlfriend Is Better Than Yours, amusant et original, qui convient parfaitement aux vues de leurs chansons. Après écoulement des huit titres de nouvel EP, deux sentiments s’imposent. D’un côté la sensation que les cyniques ne vont plus le rester très longtemps. De l’autre le sentiment qu’il n’est pas nécessaire d’en faire des caisses pour être drôle, et qu’humour et qualité dans la musique ne sont pas deux notions antinomiques. Saupoudrées de quelques idées folles, les compositions pop-folk du duo parisien baignent dans un liquide électronique euphorisant, vingt-cinq minutes vivifiantes pour creuser son trou dans un registre plutôt casse gueule.
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Lorsque ce trio de Seattle sort Invitation Songs en 2007, leur premier album, la critique s’emballe et pense déjà à en faire un phénomène à la Fleet Foxes. Leur savoir-faire reconnu, Welcome Joy, sorti le mois dernier, devait pour ça aider le groupe à consolider son statut. Pour cela, leur second opus aurait mérité d’être simplement plus long. Un défaut rageant dans le sens où leur folk-rock éblouissant n’a aucune raison de s’arrêter au bout de 35 petites minutes. Depuis leur premier disque, les trois musiciens ont une approche du genre vraiment originale. Quelque soit le rythme de leurs chansons, ils créent à chaque fois des structures musicales linéaires, mais totalement haletantes. Et pour mener ces titres sauvages et festifs, Pete Quirk, voyageur au timbre éraillé et désinvolte, transcendant littéralement les chansons de cet opus. D’une manière ou d’une autre, The Cave Singers viennent vous inonder de bonheur à coups de chansons volcaniques inoubliables.
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