
Dans la lignée de crooners référence comme Richard Hawley, Timber Timbre et sa voix ténébreuse s’offrent sur ce nouvel opus intimiste une lente valse sous les lumières tamisées du blues et du folk.
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Dans la lignée de crooners référence comme Richard Hawley, Timber Timbre et sa voix ténébreuse s’offrent sur ce nouvel opus intimiste une lente valse sous les lumières tamisées du blues et du folk.
Formés en 1999, les Junior Boys font parti des quelques groupes dont les albums jouissent d’une excellente réputation sur le mag. américain Pitchfork, une référence ultime pour certains, une blague toujours plus gigantesque pour d’autres. Ce qui est certain à l’écoute de ‘Begone Dull Care‘, c’est que les canadiens arrivent avec leur électro-pop old school à rester relativement crédibles et efficaces en ce 21ème siècle.
‘The Life Of The World To Come’ est le dix-septième album pour The Mountain Goats en 18 ans de carrière. A 37 ans John Darnielle se sert de la jeunesse qu’il lui reste et de son expérience pour réaliser un pot-pourri musical équilibré, à la fois exigent et accessible à un public large. Une porte d’entrée intéressante pour tous ceux qui étaient peut-être encore réticents au genre pop-folk, et qui souhaiteraient sauter le pas. Vous ne serez pas déçus.
Préparez-vous, le groupe de rock le plus déroutant des années 2000 arrive avec un nouvel album intitulé ‘Only Revolutions’. Même si les écossais sont les rois incontestés pour ce qui est de produire des disques hétérogènes, il règne pour chacune de leur sortie une forme unique d’excitation pour la simple raison que leur musique reste une énigme sans solution. Titillant le meilleur et le pire dans des temps records, les Biffy Clyro produisent un cinquième album, comme toujours, plutôt moyen. Pourtant, l’expérience de la première écoute est telle qu’on ne louperait pour rien au monde un nouveau disque de ce trio britannique, de plus en plus sympathique.
Après des années métal remarquées au sein de la formation The Gathering, Anneke sort un deuxième album solo dans une veine beaucoup plus pop. Après avoir été longtemps la chanteuse du groupe de métal néerlandais, elle débarque dans ce nouveau registre avec ses caractéristiques, sa personnalité, et forcément la chance de ne pas pouvoir être comparé à d’autres artistes qui baignent dans la pop depuis leur début.
[ Note: Exceptionnellement, cet article a été rédigé par Ambroise Confetti. Pour information, je partage son avis sur cet album.] General Elektriks, c’est Hervé Salters, un franco-britannique installé à San Francisco, fan de vieux claviers. Découvert hier soir dans Taratata et adopté immédiatement. Et ‘Good City for Dreamers’ est un de mes meilleurs achats musicaux de ces dernières années.
Se faisant appelé Aufgang, un trio français se lance à la conquête de la musique classique avec l’appui d’armes électroniques, en signant un album éponyme finalement inégal et décevant. Peut-être presque trop talentueux, trop inspirés, ils se lancent sans frein dans une recherche de sons, de rythmes, de mélodies, qui tourne à l’obsessionnelle. De la même manière que Grizzly Bear n’a pas su faire le tri pour décomplexifier leur album ‘Veckatimest’, Aufgang se perd deux fois sur trois en foulant les chemins qui les mènent au génie.
Sous le pseudonyme de Second Star se cache Liam Carey, un jeune artiste californien désormais exilé à Paris. Amoureux du noir, de l’obscurité, il met le folk et la pop au service d’une musique à la fois intimiste et intense, triste et entraînante. Sans gros moyens mais avec beaucoup d’idées et pas mal de copains, il délivre avec ‘Teeth’ un premier EP aux mélodies attachantes, nourries de voix mystérieuses et de gazouillis.
Tous droits venus de la Californie et sans grandes ambitions, les Shaky Hands réalisent une fusion savoureuse de pop britannique et de folk-rock américain, avec comme énième ligne de mire les années 60. A consommer sans modération pour les amateurs, entre autres, des Kinks, de Neil Young et des Rolling Stones.
Combien sont-ils désormais, d’artistes français, à vouloir revisiter la musique américaine et/ou anglo-saxonne des années 60 ? Beaucoup, chaque année un peu plus, et jamais trop. Aux vues des dernières démonstrations réalisées par Revolver ou Coming Soon, pour ne citer qu’eux, chaque nouvelle tentative est la bienvenue, surtout si elle se solde par un nouveau succès. Prêts à éclore, les Fairguson prennent leur chance à leur tour et nous peignent leur vision de l’Amérique sur un premier album intitulé ‘Tales From The 47 Willows’, un condensé de folk-rock et de country formidablement authentique, et contemplatif.
En attendant un album pour succéder à ‘Short Films On Self-Control’, les américains de Good Night, States se sont retrouvés dans le New Jersey pour composer leur nouvel EP intitulé ‘In The Impossible Tension’, un concentré de berceuses pop envoûtantes et bricolées avec goût. Quelques bidouillages électroniques, une voix granuleuse et une guitare acoustique suffisent à faire tenir ce mini-opus sur ses pattes et à rendre tout un groupe heureux. Et leur bonheur est contagieux.
Le Kansas renferme des gens tout à fait étranges. Les Old Canes par exemple – menés par Christopher Crisci, le frontman des Appleseed Cast – un groupe de folk-rock innovant et furieux. Le genre de groupes qui n’aime pas faire comme tout le monde, qui déteste le rangement et préfère accumuler les couches là où les autres les enlèvent. Incontrôlables, ils chargent leur mule musicale jusqu’à ce qu’elle craque et s’effondre. Têtus comme des gamins en somme, et comme les gamins, passé une certaine heure, ils commencent doucement à fatiguer leur petit monde. C’est franchement dommage parce qu’ils ont beaucoup, beaucoup de talent et des idées à revendre. Attendons simplement qu’ils grandissent un peu et qu’ils fassent le nécessaire pour rendre l’ensemble plus cohérent et homogène. |
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