Stereophonics - Live From Dakota (2006)

Rendant en toute logique hommage au talent de Caleb Followill (Kings Of Leon) pour la chronique de leur dernier album « Only By The Night« , je me devais d’en faire de même pour son  homologue de Stereophonics: Kelly Jones. Le leader du groupe de rock gallois reste le principal artisan de la réussite de ce groupe que j’aime depuis plusieurs années maintenant. Avec pourtant des albums assez inégaux, les britanniques restent une référence du rock outre manche, un peu à la manière des modestes Oasis. Seulement, Stereophonics n’a rien à envier au groupe des insupportables frères Gallagher. Ils possèdent un chanteur de génie au timbre d’or et des musiciens qui s’entendent parfaitement, proposant des live de grande qualité. « Live From Dakota » en est la parfaite illustration. Un double CD qui fait finalement office de « best-of » live. 20 titres interprétés avec beaucoup de sérieux, beaucoup de pêche, dans une ambiance sonore absolument formidable. On s’y croirait, vraiment. Un indispensable pour les fans de la première heure, et un excellent moyen de découverte pour les autres.

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Kings Of Leon - Only By The Night (2008)

J’avais déjà chroniqué cet album sur un de mes anciens blogs. Et j’avais déjà loué le talent du groupe et la qualité de ce nouvel opus. Beaucoup de critiques ou chroniqueurs considèrent cet album comme une énorme déception et un raté du groupe. Ce n’est clairement pas mon cas, et je réitère donc en chroniquant à nouveau ici « Only By The Night« , sorti l’an dernier. Le clan Followill (Un groupe familial, 3 frères et 1 cousin), qui tournait il y a peu en ouverture de Pearl Jam ou Bob Dylan, a décidé de s’essayer à une musique plus directe et plus lisse. Un aspect qui a étonné pas mal de fans, moi le premier. Mais je trouve ça très bien que le groupe, après le riche et complexe « Because Of The Times », s’essaye à autre chose. Certains disent que le groupe s’est vu trop grand, d’autres qu’ils veulent devenir les nouveaux U2. Moi, je continue à penser que cet album est indispensable à leur discographie, composée de morceaux désormais très différents. A en écouter les derniers Bootlegs du groupe, mon sentiment se confirme, tant le mélange entre les différents titres fonctionnent bien. Avec « Only By The Night« , fini le son crade et poisseux, on calme le tempo. Pas pour autant que cet opus déçoit, au contraire, d’autant que Caleb, le chanteur du groupe, est définitivement au sommet de sa forme.

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Pure Reason Revolution - Amor Vincit Omnia (2009)

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Trois ans d’attente pour un nouvel album de Pure Reason Revolution, c’est beaucoup trop. Quand le groupe britannique a sorti son premier LP « The Dark Third » en 2006 (réédité en 2007), ça a été pour moi une énorme claque artistique. Du rock progressif vaguant entre Porcupine Tree et Pink Floyd, des sonorités Beach Boys, et des synthés très électro. En rajoutant des montées en puissance et chœurs exceptionnels, une production parfaite, et un duo de voix unique en son genre, vous obteniez un chef d’œuvre que visiblement personne n’attendait. Avec le nouvel opus (et un line-up remodelé ), la bande de Chloe Alper et Jon Courtney se devaient de confirmer tout ce talent. Déjà considéré comme un groupe à part, « Amor Vincit Omnia » devrait mettre plus d’un chroniqueur sur les fesses. Seuls les vocaux et la production permettent de reconnaître les anglais. En prenant une tournure définitivement plus électro, tout en gardant une richesse musicale incomparable, ils déposent dans les bacs un sacré album, qui peut plaire à tout le monde, aussi bien aux amateurs de dancefloor et d’électro, qu’à tous les amateurs de musique qui recherchent mélodies et émotions. Un indispensable de 2009 qui ne laisse place à aucune concurrence pour l’instant.

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Cocoon - My Friends All Died In A Plane Crash (2007)

Une fois n’est pas coutume, intéressons nous aujourd’hui à un jeune duo de chez nous. Ne portant que très peu d’intêrèt à la musique française, à laquelle je reste très hermétique, certains groupes me redonnent un peu d’espoir. Dernièrement, on a pu compté sur Phoenix, Hey Hey My My, Syd Matters ou encore Coming Soon. C’est désormais le tour des jeunes gens de chez Cocoon de nous faire plaisir. Mark Daumail et Morgane Imbeaud, la vingtaine, débarquent dans la cour des grands avec « My Friends All Died In A Plane Crash« , album baignant dans un son pop/folk particulièrement rafraichissant. Les deux membres du groupe ont choisi de chanter en anglais, ce qui est plutôt une bonne idée vu le style de musique pratiqué.  Enfin, vous les connaissez certainement puisqu’ils ne sont pas vraiment passés inaperçus sur la toile depuis un ou deux ans. Sous l’intitulé particulièrement « joyeux » de leur opus se cache une bonne dose de joie de vivre, de fraîcheur et de belles mélodies. Pour un premier album, le résultat est assez bluffant. Car même si à la fin de l’écoute, on regrette que le groupe n’ait pas  su ou voulu diversifier leurs compositions, le tout reste une sacrée bouffée d’oxygène. Avec des mélodies aussi simples qu’efficaces, un duo vocal très complémentaire, cette galette est une franche réussite. Un groupe à connaître, et bien entendu, à suivre.

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Mes Amis, Mes Amours (2008)

On a souvent l’habitude de critiquer les œuvres culturelles qui nous plaisent. Assez logique puisqu’on prend toujours grand plaisir à parler de ce qu’on aime. Mais parfois le monde offre des cadeaux qui ne se refusent pas. Est ce que vous auriez pu imaginer un roman de Marc Lévy adapté au cinéma, et ce par sa propre sœur, Lorraine Lévy? Il est déjà pas évident de se faire à la médiocrité d’un bouquin de Marc Lévy, mais alors si maintenant il faut en plus se taper des adaptations cinématographiques réalisées par sa propre famille… Mais bon, pour vous lecteurs, j’ai retroussé mes manches, et je me suis organisé une petite séance ciné à domicile avec ce « Mes Amis, Mes Amours ». Une sorte de suicide lent et douloureux devant mon écran d’ordinateur, où seul Virginie Ledoyen, absolument ravissante, magnifique, splendide, rayonnante, m’aura permis de rester éveillé près d’1 heure 40. Ce long métrage est une comédie ratée bien entendue, une douleur atroce pour un spectateur à deux doigts de la piqûre de cyanure, et une preuve que la famille Lévy est une des plus grandes arnaques culturelles de tous les temps.

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Mando Diao - Give Me Fire (2009)

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D’album en album, les cinq suédois de Mando Diao continuent de surprendre. En 2007, leur quatrième opus « Never Seen The Light Of The Day » était acclamé par la critique, un peu à la surprise générale d’ailleurs. Leurs trois premiers albums indiquaient déjà un potentiel énorme, mais leur côté garage un brin redondant était pénible. En ce début d’année 2009, où l’hiver vient engourdir nos oreilles, les scandinaves sortent leur cinquième album intitulé « Give Me Fire« . Un titre qui vole pas très haut, ce qui n’est pas le cas des treize chansons présentes sur la galette. Difficile de dire si cet album est plus ou moins réussi que leur précédent, mais nul doute qu’il est en tout cas une parfaite synthèse de leur savoir faire. Efficace et particulièrement accessible, les titres regorgent d’inventivité, et le groupe possède définitivement un son inimitable. Très (très) influencé par les Beatles et les Beach Boys, très proche du meilleur de la pop-rock britannique actuelle, le groupe a quelque chose en plus. Un côté punk/garage qui laisse encore quelques traces, et certaines compositions prennent une dimension « Bande Son Cinéma » vraiment intéressante. Vous mélangez le tout, et vous obtenez un Milk Shake suédois qui décoiffe.

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The Boy in Striped Pyjamas (2009)

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Dans cette époque où les clowns que peuvent être Bernard-Henry Lévy ou Philippe Val ne cessent de rappeler que l’antisémitisme et le nazisme sont partout, et ceux dans tous les médias possibles et imaginables; dans cette époque où le fait de ne pas être d’accord avec ce genre de personnalités fait de vous des fascistes, révisionnistes ou même des négationnistes qui s’ignorent encore; dans cette époque où l’on a l’impression de voir un documentaire consacré au crime de la Shoah aussi souvent que Les Bronzés Font Du Ski à la télévision, autant dire que dès qu’une création touche de près ou de loin à la seconde guerre mondiale, je sature. Mais c’est souvent dans cette situation que l’on tombe sur des gens pas trop débiles. C’est le cas de Mark Herman et de son sixième film  The Boy In Striped Pyjamas, qui revient de manière aussi touchante que subtile sur le crime qu’a subi le peuple juif durant la seconde guerre mondiale. Adaptation du livre  » Le Garçon au pyjama rayé  » écrit par l’irlandais John Boyle, le film reste avant tout une fable joliment racontée. Et malgré un côté tragique et dramatique inévitable, ce long métrage a le mérite de sensibiliser les spectateurs sur l’histoire de la Shoah avec beaucoup d’originalité. Soyons donc un peu sérieux: Ne laissons pas B.H.L et autres tocards médiatiques nous faire croire qu’il existerait même certains furets et hérissons nazis, et laissons faire les artistes. A la manière de mon copain Dieudonné, je glisse une quenelle à ces crétins qui finiront par semer les récoltes de leurs pensées paranoïaques en créant de l’antisémitisme là où il n’y en a pas. Oui, j’avais besoin de cette petite aparté. C’est pas tous les jours que je parle d’antisémitisme et The Boy In Striped Pyjamas était un prétexte facile pour les introduire. Sur ce, place au film.

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Le Bon, La Brute et Le Cinglé (2008)

Pas besoin d’être cinéphile pour comprendre que « Le Bon, La Brute et Le Cinglé » fait référence au classique « Le Bon, La Brute et Le Truand » de Sergio Leone. Plus qu’un hommage à l’italien qui a certainement réalisé les plus grands westerns du cinéma, Kim Jee-Woon renouvèle à la sauce orientale un genre pratiquement disparu. Avec seulement quelques gouttes de sang déversées, le film mise d’abord sur une énergie  communicative. Les acteurs sont vraiment excellents, mais c’est avant tout l’équipe technique qu’il faut féliciter. Le directeur de la photographie (Mo-Gae Lee) et le monteur (Nam-Na Young) ont fait un boulot monstrueux, pour rendre le film particulièrement attrayant. Dans un déluge d’images et de sons, difficile de retrouver son sens de l’orientation, mais qu’est ce que c’est bon de voir autant de groove dans un film. Dans une ambiance de Western déjantée, le Bon, La Brute et le Cinglé, tous trois possédant leur style et personnalité, font parler la poudre. On pense à Sergio Leone bien sûr, mais aussi à Tarantino, aux films médiévaux épiques japonais, à l’esprit cartoon, et que sais-je encore. Une chose est sûre, ce long métrage est un ovni explosif. Noyé au milieu des cavales, des combats, des balles qui fusent, du rythme frénétique imposé par Kim Jee-Woon, combien de temps le spectateur survivra-t-il ?

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Gran Torino (2009)

Quatre années que Maître Eastwood n’était pas repassé faire le clown devant la caméra. Quelques mois seulement après son dernier film Changeling (L’échange), il réalise et tient le rôle principal de Gran Torino. A 78 ans, une chose est sûre, il garde une forme qui impose le respect, et une prestance décidément immortelle. Son dernier passage sur grand ecran remontait à Million Dollar Baby, qui avait unanimement emballé la presse cinéma. Avec son nouveau projet, il devrait une fois encore recevoir quelques critiques élogieuses. Gran Torino est un grand film classique américain, qui délaisse des scènes d’actions potentielles pour se concentrer sur son récit et laisser Clint Eastwood imposer son style. L’alchimie se fait naturellement, alors que le film semble être pourvu de nombreux défauts. La lenteur du rythme, le schéma scénaristique prévisible et l’aspect un peu caricatural des personnages pourrait en décourager plus d’un. Mais à défaut de posséder une once d’originalité, Eastwood sait ce qu’il veut quand il réalise, sait ce qu’il fait une fois les caméras enclenchées, si bien que  le tout fonctionne. Passionnant de bout en bout, même lors d’une simple scène de barbecue. Et puis surtout, le ton est quand même beaucoup  moins solennel que ses précédentes réalisations. Décontraction et intensité dramatique se mêlent pour le meilleur du cinéma américain.

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Ghost Town (2009)

Après avoir rigolé de longues heures devant la série Extras grâce au talent comique de Ricky Gervais, je me suis attaqué à ce Ghost Town. En tenant le premier rôle de cette comédie romantique, j’espérais  au moins retrouver l’humour détonant dont il faisait preuve dans la série britannique. Mais en évoluant dans un scénario où rien n’est approfondi, et où les bons sentiments à l’américaine prennent progressivement le dessus sur la drôlerie, il est difficile de tirer son épingle du jeu. La première partie du film, plutôt convenue, fonctionne et donne un peu d’espoir au spectateur. Malheureusement, la deuxième partie, en voulant mélanger comédie et romance, ne parvient ni à être amusant, ni romantique. Il est dommage de ne pas offrir au moins le minimum syndical, quand on s’offre la présence de Ricky Gervais dans une comédie. Ce dernier n’est d’ailleurs pas exempt de tout reproche. Si son personnage est amusant quelques minutes, il ne semble pas plus convaincu que nous de la réussite de ce film. En même temps, une fois que l’on sait que le réalisateur d’un jour (David Koepp) est l’auteur du scénario du dernier Indiana Jones, qui peut vraiment y croire ?

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Frozen River (2009)

Il va être difficile de construire une critique originale, après avoir lu celle de Benjamin sur son site Playlist Society. Mais bon, je vais quand même gratter quelques lignes sur le sujet. Après le voyage en terres canadiennes que proposait « Into The Wild« , c’est au tour de Courtney Hunt de s’y aventurer. Frozen River, son premier long métrage, nous emmène dans un petit village à la frontière canadienne. Mais si on retrouve bien quelques paysages enneigés, la réalisatrice américaine n’est pas là pour nous montrer des cartes postales. Dans le drame social qu’elle propose, la nature et le froid extrême sont au centre du récit. Pour ceux qui s’attendent  au « Fargo » des Frères Cohen, à quoi Frozen River a été comparé quelques fois, ils vont être pour le moins désemparés. Alors évidemment, si la présence de neige suffit pour comparer deux films, effectivement, là, peut-être, éventuellement, bref ! Frozen River, sans proposer une réalisation très originale, possède un scénario intéressant et une ambiance qui fonctionne. Le tout, s’il vous plaît, sans misérabilisme, sans musique pathos, sans jugement, sans décès, sans excès quoi. En ça, je retrouve ce qui m’avait plu avec « Chop Shop«  ou « The Visitor« . Et c’est une fois de plus ce qui a dû me plaire ici.

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Cinematic Orchestra - Ma Fleur (2007)

4ème album pour les Gallois de Cinematic Orchestra. Avant d’écouter cet album, je ne me rappelais que vaguement de leur dernier opus « Man With The Movie Camera« , qui ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. Beaucoup de pistes, des expérimentations, du bruit, et de l’ennui, c’est à peu près tout ce qui me revient à l’esprit. Seulement, une fois le présent objet dans mes oreilles, le constat est différent. Soit ma mémoire est défaillante, soit leur musique a beaucoup évolué, soit j’étais trop jeune pour apprécier ce genre de musique. J’imagine que c’est un peu des trois. En tout cas, une chose est sure, les britanniques ont fourni un bel effort et rendent une copie de  haute qualité. Apaisants, glaciaux et d’une beauté rare, les onze morceaux présents sur la galette sont une invitation au voyage. Au delà de compositions qui évoquent la fraîcheur de l’hiver, c’est la présence récurrente du piano et d’interprètes tel que Patrick Watson, Lou Rhodes (Lamb) ou Fontella Bass qui donnent à ce disque une sensibilité particulière. Envie de rêvasser à l’ombre d’un arbre, laissez vous envouter par quelques voix magnifiques et douces mélodies.

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Santeria - Year Of The Knife (2008)

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Ça faisait bien longtemps que je ne m’étais pas intéressé à un groupe qui envoie un peu du slip à l’aide de grosses guitares et de grosses rythmiques. En me baladant par hasard sur Indie Rock Café hier soir, j’ai rapidement fait le tour de « leurs albums 2008″. Et « Year Of The Knife » de Santeria, groupe dont je ne connaissais absolument rien, en faisait parti. Venant tout droit de Louisiane (Etats Unis), observant la gueule des 4 zozos, le design de leur myspace, je m’attendais à un énième groupe de country-rock armé de bottes en croco et chapeaux de cowboys. Mais si c’était le cas, je ne vous ferais pas profiter de ces quelques lignes consacrées à ce groupe totalement inconnu dans nos contrées. Au sein d’un héritage musical traditionnel, à savoir un rock classique/sudiste, viennent se greffer des éléments sonores variés, donnant un réel intérêt aux 13 titres de cet opus. Dege Legg, leader vocal du groupe, n’y est sans doute pas pour rien. Multipliant les projets aussi bien en musique qu’en écriture, il semble être en grande partie responsable de la subtilité qui se dégage de cet album. Album qui prouve que l’on peut produire autre chose dans les états Sud des Etats-Unis que des clones modernes de Lynyrd Skynyrd. Encore faut il avoir assez de talent et d’intelligence pour le faire, comme Santeria.

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Miles Benjamin Anthony Robinson - Miles Benjamin Anthony Robinson (2008)

Quand un jeune homme de 24 ans armé d’une simple guitare acoustique impressionne les membres de TV On The Radio et Grizzly Bear, on arrête ce qu’on entreprend,  et on s’intéresse au bonhomme en question. Si on se fie au physique de serveur de café du garçon, à son sourire et son bronzage, on s’attend à un album « baba folk » qui sent bon les îles et les coquelicots. Seulement, j’imaginais mal le leader de Grizzly Bear perdre son temps avec un clone de Jack Johnson. Une intuition qui se confirmera une fois le son de l’album résonnant dans mes oreilles. Produit par Christopher Taylor des déjantés Grizzly Bear, et entièrement composé par le folkeux Miles, cet opus offre une richesse sonore exceptionnelle. A l’écoute, un sentiment d’envahissement, comme si des dizaines d’artistes voulaient marquer cet album de leur empreinte. Même si les arrangements et la production de Taylor y sont pour beaucoup, le songwriter nous rappelle progressivement les Clap Your Hands Say Yeah, TV On The Radio, Grizzly Bear, The Walkmen, Modest Mouse, The War On Drugs, PAS/CAL, Bon Iver et j’en passe. Pour le coup, on est bien sûr qu’on a pas à faire à Jack Johnson. Si son physique n’impose pas naturellement le respect, sa présence et son talent s’en chargeront. Quand une voix et une écriture définitivement folk s’entourent de Christopher Bear, Daniel Rossen (Grizzly Bear) et de Kyp Malone (TV On The Radio), il faut s’attendre à un joli feu d’artifices musical.

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