
Se faisant appelé Aufgang, un trio français se lance à la conquête de la musique classique avec l’appui d’armes électroniques, en signant un album éponyme finalement inégal et décevant. Peut-être presque trop talentueux, trop inspirés, ils se lancent sans frein dans une recherche de sons, de rythmes, de mélodies, qui tourne à l’obsessionnelle. De la même manière que Grizzly Bear n’a pas su faire le tri pour décomplexifier leur album ‘Veckatimest’, Aufgang se perd deux fois sur trois en foulant les chemins qui les mènent au génie.
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Sous le pseudonyme de Second Star se cache Liam Carey, un jeune artiste californien désormais exilé à Paris. Amoureux du noir, de l’obscurité, il met le folk et la pop au service d’une musique à la fois intimiste et intense, triste et entraînante. Sans gros moyens mais avec beaucoup d’idées et pas mal de copains, il délivre avec ‘Teeth’ un premier EP aux mélodies attachantes, nourries de voix mystérieuses et de gazouillis.
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Tous droits venus de la Californie et sans grandes ambitions, les Shaky Hands réalisent une fusion savoureuse de pop britannique et de folk-rock américain, avec comme énième ligne de mire les années 60. A consommer sans modération pour les amateurs, entre autres, des Kinks, de Neil Young et des Rolling Stones.
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Combien sont-ils désormais, d’artistes français, à vouloir revisiter la musique américaine et/ou anglo-saxonne des années 60 ? Beaucoup, chaque année un peu plus, et jamais trop. Aux vues des dernières démonstrations réalisées par Revolver ou Coming Soon, pour ne citer qu’eux, chaque nouvelle tentative est la bienvenue, surtout si elle se solde par un nouveau succès. Prêts à éclore, les Fairguson prennent leur chance à leur tour et nous peignent leur vision de l’Amérique sur un premier album intitulé ‘Tales From The 47 Willows’, un condensé de folk-rock et de country formidablement authentique, et contemplatif.
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En attendant un album pour succéder à ‘Short Films On Self-Control’, les américains de Good Night, States se sont retrouvés dans le New Jersey pour composer leur nouvel EP intitulé ‘In The Impossible Tension’, un concentré de berceuses pop envoûtantes et bricolées avec goût. Quelques bidouillages électroniques, une voix granuleuse et une guitare acoustique suffisent à faire tenir ce mini-opus sur ses pattes et à rendre tout un groupe heureux. Et leur bonheur est contagieux.
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Les artistes français sont de plus en plus nombreux à lorgner du côté de l’Amérique des années 60, heureux simplement de continuer à faire vivre Dylan, Neil Young et les autres légendes de l’époque dans notre pays. Boulbar aussi a décidé de traverser l’Atlantique, de revenir quarante ans en arrière, mais avec un désir tout autre et une ambition sans limite. Après plusieurs projets musicaux et un premier album éponyme sorti en 2005, l’artiste a choisi avec ‘Requiem Pour Un Champion’ de réaliser un disque conceptuel constitué autour d’une histoire fictive, celle d’un ancien champion de boxe américain dans les années 60. Une prise de risques totale, mais qui voit le talent et le travail de l’artiste justement récompensés. La scène française peut se réjouir d’accueillir cet ovni signé Boulbar, un bijou noir captivant, rare et d’une l’élégance inestimable.
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Le Kansas renferme des gens tout à fait étranges. Les Old Canes par exemple – menés par Christopher Crisci, le frontman des Appleseed Cast – un groupe de folk-rock innovant et furieux. Le genre de groupes qui n’aime pas faire comme tout le monde, qui déteste le rangement et préfère accumuler les couches là où les autres les enlèvent. Incontrôlables, ils chargent leur mule musicale jusqu’à ce qu’elle craque et s’effondre. Têtus comme des gamins en somme, et comme les gamins, passé une certaine heure, ils commencent doucement à fatiguer leur petit monde. C’est franchement dommage parce qu’ils ont beaucoup, beaucoup de talent et des idées à revendre. Attendons simplement qu’ils grandissent un peu et qu’ils fassent le nécessaire pour rendre l’ensemble plus cohérent et homogène.
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Autant les pochettes vieillottes se sont clairement ringardisées avec le temps – et pour le coup, c’est très clair – autant la musique américaine des années 60-70 n’a jamais été aussi actuelle. Avec son nouvel album solo, John Fogerty repart comme un gamin sur son canasson entre le folk, la country surtout et le blues. Hop, les gens chevauchent leurs montures, direction les plaines désertiques de l’Amérique. La voix inoubliable des Creedence Clearwater Revival – groupe extraordinaire entre 1968 et 1972 et qui aurait pu connaître une carrière géante – est là pour vous guider. A 60 balais passés, Fogerty reste définitivement le mec le plus cool au monde et donne l’envie à tous d’effectuer un saut de 40 ans en arrière pour profiter de l’insouciance des générations rock’n'roll.
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Pour ceux qui ne le connaissent pas, Brendan Benson est le fidèle cavalier de Jack White chez les forts sympathiques Raconteurs. Jack White ayant un peu trop tendance à s’approprier comme un boulimique tous ses side-projects, ceux avec qui il collabore ont tendance à s’effacer presque naturellement. Avec son quatrième album solo ‘My Old Familiar Friend’, l’originaire du Michigan a l’occasion de repasser au premier plan. Armés de onze chansons sans prétention, il semble tout heureux de nous organiser un petit trip power-pop, un retour en grandes pompes vers l’adolescence. La spontanéité du bonhomme et son plaisir de jouer simple font mouche instantanément. Infatigable, il court après sa liberté et nous emmène avec lui. On ressort épuisé de cette course d’endurance, mais avec la certitude que l’effort nous a fait un bien fou.
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L’année dernières, ils avaient été fabuleux sur leur premier album éponyme. Ils avaient su tiré leur épingle du jeu en remaniant gracieusement folk et pop, arrivaient à croiser influences modernes et influences sixties sans choquer l’auditeur. L’alchimie était parfaite, l’album devenait presque incontournable. Un an plus tard, leur ‘Keep In Mind Frankenstein’ avait la lourde tâche de devoir confirmer. Pour ne pas laisser le suspens s’installer, autant dire tout de suite que ce nouvel opus déçoit, autant par son manque flagrant d’ambition, de variété et d’allant. Même si atteindre le niveau du précédent effort relevait franchement du miracle, les Grand Archives pouvaient présenter un produit beaucoup plus complet. Ils ont épuré leur jeu, se sont concentrés sur les voix, et ont par conséquent oublié tout ce qui faisait leur charme il y a encore quelques mois. L’inspiration s’est fait la malle, mais pas le talent, fort heureusement d’ailleurs. Rarement flamboyant, souvent ennuyant, ‘Keep In Mind Frankenstein’ n’est pas désagréable et devrait – à défaut de réjouir les fans du premier album – satisfaire un nouveau public, davantage amateur de pop-folk posée et intimiste.
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Des groupes comme Danger Danger, il en existe certainement des dizaines et des dizaines. L’A.O.R (Album Oriented Rock) est un registre ultra-cliché qui ne laisse aucune place à la surprise. Compositions hard-rock ultra-carrées, ultra fluides, des structures couplet/refrain classiques, des solos envenimés, des claviers kitsch, un gnian-gnian assumé, des chœurs dévastateurs, voila sans grande caricature ce à quoi il faut s’attendre. Le genre d’albums ultra-mélodique bourré d’énergie et de refrains euphorisants, parfait pour mettre son cerveau sur off quelques temps. L’opus ‘Revolve’ des quatre américains de Danger Danger s’inscrit dans ce mouvement et procure un plaisir irréfléchi et instantané, non sans rappeler les mythiques et non moins géniaux Def Leppard.
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Parmi les groupes cultes du rock progressif, Marillion est certainement celui qui divise le plus l’opinion. D’un côté, il y a eu le départ de Fish en 1988 et son remplacement par Steve Hogarth, évènement mal vécu par une grande majorité de fans. De l’autre, il y a les critiques un brin élitistes de musique progressive qui ne comprennent pas trop leur emplacement dans le mouvement progressif. Font-ils vraiment du rock progressif? Bref, des petites choses qui font que chaque nouvelle sortie studio du groupe s’accompagne aussi bien de critiques acerbes que d’énormes acclamations. Depuis l’arrivée de Steve Hogarth – l’un des chanteurs les plus remarquables depuis les années 90, et par ailleurs infiniment plus intéressant que Fish - la discographie du groupe présente de rares et gigantesques ratés, mais surtout quelques chefs d’œuvres bouleversant de beauté comme personne d’autre n’en fait. Leur dernier opus, ‘Less Is More‘, contient onze chansons (+ 1 inédite) de leur répertoire en version semi-acoustique. Un nouveau cadeau indispensable pour les fans, et un album au minimum très sympathique pour les curieux. Zen, apaisant et terriblement, terriblement beau.
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Après la danse tropicale offerte par Jack Peñate avec son album ‘Everything Is New’, c’est au tour du trio suédois Miike Snow de proposer la leur dans un opus éponyme cisaillé entre musique électronique et pop. Tantôt dansants, tantôt reposants, les onze morceaux présents sur leur premier effort dégagent une sensibilité mélodique et une richesse indéniable, si bien que les plus réfractaires à la musique électronique ne devraient avoir aucun mal à rentrer dans leurs chansons. Si ce disque aurait pu être parfois plus dynamique et excitant, il permet au moins de démocratiser la musique électronique avec la manière. L’ensemble est très plaisant, intelligemment construit, et diablement séduisant.
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Sous la complexité de l’intitulé El Perro Del Mar se cache Sarah Assbring, une jeune artiste indépendante suédoise férue de pop. Elle a sorti le 20 octobre dernier un nouvel album – où devrions nous dire un mini album avec seulement sept titres au compteur – succédant donc au très remarqué ‘From The Valleys To The Stars’, sorti l’année dernière et qui comptait dans ses rangs le tube « Glory To The World », ultra-connu et ultra-addictif. Avec ‘Love Is Not Pop’, elle ne dévie pas de son chemin et continue de fouiller dans les vertus apaisantes de la musique pop pour composer des morceaux d’une simplicité irrésistible – des berceuses qui partent errer dans les paysages gelés de la Scandinavie. Une bien jolie surprise, contagieuse, prête à enrhumer la pop avec plein d’amour.
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LEMON SUN – ‘Touch The Lightning’
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