
Du haut de leurs vingt piges, les quatre londoniens de The XX créent l’évènement en cette rentrée 2009. Déjà très populaires sur la toile depuis la sortie d’une premier single, il n’a pas fallu attendre longtemps pour pouvoir se mettre sous la dent leur premier album atypique. Sans réinventer les genres musicaux, le quatuor propose avec intelligence et brio un mélange de New-Wave, de pop, à la fois sobre et savoureux. Leurs compositions sombres et poisseuses s’éclairent sous un duo de voix des plus réussis, au moins aussi beau et attachant que celui des canadiens de Stars. Grâce à une maturité et un professionnalisme un peu inattendus à leurs âges, ils signent un premier opus obsédant et contrasté, aux atmosphères obscures, aux voix apaisantes.
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Découvert pour ma part sur le tard avec Alopecia, Why? s’est imposé comme un groupe passionnant, mêlant influences multiples et ingéniosité dans des mélodies pop-folk savoureuses. Mené d’une main de maître par le petit génie Yoni Wolf, la bande sort ce mois-ci son quatrième album studio. Constitué uniquement de chutes de l’album précédent, Eskimo Snow confirme le statut original d’un quatuor qui continue de creuser son trou en abandonnant cette fois-ci les sonorités Hip-Hop qui participaient à leur renommée. Moins ambitieux que par le passé mais toujours subtil et mélodique, ce nouvel opus impressionne surtout par sa limpidité à l’écoute et sa cohérence. Les américains continuent leur parcours irréprochable.
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Quoi de mieux qu’un très joli live de Cocoon pour aborder le rentrée avec moins de morosité? Depuis leurs débuts en 2007, les deux auvergnats ont pris du galon et bénéficient d’un exceptionnel capital sympathie. Humbles et profondément sympathiques eux-mêmes, géniteurs d’une pop qui leur ressemble, mélodique et charmante, ils récoltent désormais une reconnaissance légitime. Irrésistibles dès leur premier album My Friends All Died In A Plane Crash, les antidépresseurs les plus efficaces au monde se dévoilent sur scène pour partager un bonheur simple, mais essentiel. Confirmation avec le live Back To Panda Mountains que leurs mélodies sucrées restent les plus douces et agréables à écouter dans notre pays.
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De plus en plus d’artistes de qualité émergent de la scène musicale française. L’année 2009 a déjà vu Phoenix sortir un nouveau chef d’œuvre pop et Revolver revisiter les années 60 avec brio. C’est désormais autour des six français de Coming Soon de présenter leur second opus Ghost Train Tragedy. L’occasion de confirmer leur potentiel après un premier effort frais et sympathique. Sortis grandis de leur première expérience New Grids, le groupe a visiblement décidé de passer la seconde et de prendre une nouvelle dimension. Plus tranchants et plus ambitieux qu’auparavant, ils rafraîchissent la pop des Beatles et revisitent le folk-rock poussiéreux de Nashville pour nous inviter dans une virée sensationnelle et inédite.
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Après un premier album intelligemment construit autour de reprises de Tom Waits, Scarlett Johansson remet les couverts cette année avec un disque enregistré en 2006 accompagnée du folk-singer américain Pete Yorn. Au programme, neuf chansons folk relativement concises, vaguement inspirées par le duo Brigitte Bardot – Serge Gainsbourg. Avec Break Up, ils mettent les pieds dans la pop-folk des années 60 sans autres ambitions que celles d’écrire des chansons entêtantes, efficaces et légères. Et finalement, cet opus répond de la meilleure des manières aux attentes maximales que sa sortie pouvait susciter, à savoir produire un concentré de mélodies folk modestes mais appliquées. Grâce à ce duo éphémère mais complémentaire, les douces brises de l’automne arrivent en avance cette année.
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Se produisant sous le nom de Hockey, le quatuor de Portland s’apprête à bousculer l’univers rock en cette rentrée 2009. Leur premier album Mind Chaos, qui sortira chez nous le 28 septembre prochain, possède tout ce qu’il faut affoler les charts et entraîner les gens dans la danse. Avec beaucoup plus de talent que les Virgins, les américains proposent un rock groovy sans prise de tête, dessinant des hits instantanés dans une cool-attitude absolue, faisant confiance à leur fougue et leur jeunesse. De ce fait ou non, Mind Chaos marque parfois le pas en perdant un peu le fil, mais il reste au final un opus énergique, bien produit, jamais désagréable à écouter. Frais et prometteur.
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Avec un look androgyne revenu à la mode et des chansons dans un registre électro-pop très 80′s fer de lance de la hype britannique actuelle, Elly Jackson pouvait effectivement s’attendre à créer un buzz avec la sortie de son premier album. Et ça n’a pas loupé. Les artistes concernés par les buzz ne déméritant pas forcément, La Roux avait la chance de surprendre. Chose faite, mais la surprise fait très mal. Onze chansons pour remettre au goût du jour la pop des années 80, ou onze tentatives successives de suicides artistiques. La jeune femme rousse enchaîne les déceptions sur son premier effort éponyme, manquant terriblement de recul ou de goût. Si le ridicule ne tue pas, espérons qu’il fasse réfléchir. Même les fans de musique dance et électronique pourraient ne pas y trouver leur compte.
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Que ce soit chez Menomena ou avec tout récemment son nouveau projet Ramona Falls, Brent Knopf reste un créateur génial de sons extravagants et un formidable équilibriste pour ses compositions. Il prouve encore une fois sur Intuit sa capacité à mélanger savoureusement une instrumentation très mélodique et des sonorités plus expérimentales. Loin des délires explosifs et très marqués des productions indépendantes actuelles, chaque son se fond discrètement dans l’environnement musical, enrichissant des mélodies profondes qui reflètent les humeurs et grandes inspirations du bonhomme. Ses fans retrouveront avec bonheur la variété et l’originalité du dernier disque de Menomena alors que les autres découvriront un compositeur formidable, capable de faire apparaître la plus simple et pure des beautés au sein d’un environnement sonore riche et instable.
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Les groupes de la trempe d’Absynthe Minded se comptent sur les doigts d’une main. Formé de cinq jeunes musiciens belges, le groupe produit une musique originale et intéressante, mêlant essentiellement du jazz et de la pop pour des compositions accessibles au plus grand nombre. Leur nouvel album studio, le quatrième déjà dans leur carrière, confirme la facilité avec laquelle ces artistes surprenants prennent du galon. Douze titres défilent dans des atmosphères variées et traduisent tous une sacrée dose d’imagination et de maîtrise. En gardant également une attention toute particulière à produire des compositions riches mais jamais indigestes, il ne pouvait résulter de tous leurs efforts autre chose qu’un grand disque.
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Après un Kill To Get Crimson ennuyeux à mourir, le réveil de Mark Knopfler était attendu avec la sortie du nouvel album studio intitulé Get Lucky et qui sort le 15 septembre. Le taulier sort enfin de son sommeil, mais il semble encore avoir du mal à ouvrir les yeux totalement. Son amour pour la musique celtique le pousse à réintégrer des sonorités irlandaises ou écossaises, ce qui constitue une des seules originalités de ce nouvel opus. Loin des envolées dynamiques dans Dire Straits ou sur le disque Sailing To Philadelphia, l’artiste favorise la retenue et le calme depuis maintenant quelques albums. Son application reste intacte, son talent de guitariste également, mais l’ambition artistique et l’inspiration disparaissent progressivement. En témoigne un sixième album studio plutôt médiocre qui convient néanmoins très bien pour installer un fond sonore plaisant et classieux.
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Un harmonica, une guitare folk, une voix profonde un peu nasillarde. Voici l’attirail nécessaire pour entendre Joe Pug suivre les pas d’un Bob Dylan à ses débuts. Joe fait parti de cette nouvelle génération de folksingers (Pete Molinari ou Ron Franklin) pour qui il est hors de question de se désenchainer des années 60, si prolifiques à la musique folk et country. Il revisite le folk lancé à l’époque de Woody Guthrie en sept très titres acoustiques. Pas une seconde d’électricité ne vous attend sur cet opus, donc, mais une qualité d’écriture et d’interprétation qui se fait très rare à notre époque. Les critiques abusent très souvent de la comparaison avec Dylan, dès lors qu’un jeunot attrape un harmonica et une gratte, mais sa désinvolture verbale, sa manière de ne rien calculer, justifient l’évocation de la légende.
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Alors que son premier album éponyme a fait sensation auprès de tous, le feu follet américain a enregistré en juin 2008 une mini-session aboutissant à un EP intitulé « Daytrotter ». Quatre nouveaux titres seulement au programme mais une bonne dose de changements puisque son folk riche et ambitieux laisse place ici à un folk teinté 60′s beaucoup plus épuré. Si au premier abord la déception est de mise, il faut avouer que ce bref recueil de chansons lui permet de mettre son timbre de voix plus en avant et d’explorer brièvement de nouveaux horizons. Un demi-revirement artistique le temps d’une session, plutôt intéressant avant de découvrir son nouvel opus le 20 octobre prochain.
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Une londonienne et un groupe d’artistes florentins qui se regroupent pour sortir un premier album. Florence, c’est Florence Welch, une chanteuse soul avec un coffre impressionnant, et The Machine, une bande de musiciens se pliant avec talent aux exigences artistiques de madame. Et elle est exigeante. Outre s’adapter au mysticisme pop de son univers, comparable à celui de Bat For Lashes, il faut savoir suivre ses chevauchées rock épiques et densifier le corps même de sa musique de sonorités oniriques. Un pari osé, qui ne paye qu’à moitié. Si sa voix demeure incroyable tout au long du disque, la réussite époustouflante de certaines pistes pleines d’excentricité fait de d’ombre aux autres morceaux pour espérer obtenir un premier disque totalement homogène. Un peu lourd à la longue, « Lungs » n’en demeure pas moins un ébouriffant mélange de genres.
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Un EP en 2006 et puis plus rien pour les quatre melbourniens de The Temper Trap. C’est seulement cette année que sort leur premier album, « Conditions », un concentré de rock intelligent et varié. Découverts grâce à la chronique dithyrambique de Jimmy sur son blog, il semble effectivement difficile de rester insensible à la fraîcheur de ce premier essai. Malgré des compositions encore inégales, le groupe démontre déjà beaucoup d’ambition et de générosité, à commencer par leur chanteur Dougy Mandagi, qui allie avec brio justesse, puissance, et variations de tons. Bref, The Temper Trap lance sa carrière à toute vitesse, et crédibilise un peu plus la qualité de la scène australienne actuelle.
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LEMON SUN – ‘Touch The Lightning’
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