
Les français de sayCet livrent une magnifique bande originale de fiction, contemplative, rêveuse, prête à métamorphoser vos pupilles en étoiles. ‘Through The Window’ est peut-être LE grand disque d’ambiance de l’année 2010.
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
S’il fallait encore démontrer que la musique électronique ne se réserve pas à un public précis et ciblé, sayCet et leur nouvel opus ne pourraient pas mieux véhiculer le message. Le groupe français casse l’image rigide d’un registre que de nombreuses personnes évitent en pensant se confronter à des expérimentations farfelues, à des effets de synthèse industriels, ou à des productions lourdes et pesantes. La bande menée par Pierre Lefeuvre, sans renier la richesse et la profondeur de son univers, cherche perpétuellement à créer des mélodies claires et lisibles. Les nappes de synthèse se multiplient et s’empilent, les sonorités oniriques fourmillent, explosent, mais l’accessibilité du projet n’est jamais menacée. A l’image des meilleures compositions des islandais de Sigur Ros, la musique de sayCet demeure extrêmement visuelle. Quelque soit l’imagination de chacun, chaque piste renvoie l’auditeur à son imaginaire et ses désirs d’évasion. Et quand bien même leur musique ressemblerait parfois aux promenades mélodiques hivernales des scandinaves, lors de leurs dérives les plus pop (« We Walk Fast », « Easy », « Sunday Morning », « And Mama Said It’s Amazing »), les frenchies font preuve d’un sens de l’équilibre plus prononcé.
Qu’importe l’intensité des titres, rien ne semble être laissé au hasard, et la dimension quasiment cinématographique de l’opus refuse tout excès épique ou grandiloquence démesurée – et la maîtrise affichée par l’ensemble des musiciens se savoure d’ailleurs d’autant plus qu’elle ne s’acoquine jamais avec de quelconques signes de prétention. L’environnement sonore peut paraître figé en déchargeant perpétuellement son souffle glacial, mais les notions d’humain et de diversité ne disparaissent jamais complètement. sayCet sait diversifier son jeu et déformer son décor, finalement plus malléable qu’il ne laisse penser. Tour à tour, le groupe offre des rêves délicieusement torturés et hypnotiques (« 15″, « Her Movie »), des paysages somptueux, lumineux, à scruter sous une nuit étoilée (« Daddy Walks Under The Snow », « A Night With Trees », « Kien-Lang »), et des feux d’artifices hallucinatoires absolument grandioses (« Fire Flies », « Opal »). Dans un album très instrumental, l’unique composition essentiellement basée sur la voix déploie des ailes chimériques pour décoller calmement vers les cieux, glissant au passage un dernier frisson en souvenir de talents purs venus balayer le paysage musical français.
Impressionnant de densité et de beauté, l’univers musical de sayCet ne demande qu’une installation sonore de qualité, ou un casque – pour vous absorber et vous faire découvrir des contrées dont la splendeur devrait vous mystifier.
![]()
Sortie: 22 Mars 2010 | Genre: Ambient, Electronica, Pop
Infos: Myspace | Acheter sur: Itunes
Autres chroniques: Branche Ton Sonotone






































































Je suppose que t’es pas surpris si je te dis que j’ai pas aimé ?
Non non Benjamin, au contraire :p
J’adore !
Merci pour cette chronique.
je dois encore réécouter cet album, mais je ne suis pas sur une impression très positive la dernière fois.
[...] chronique de Thibault sur La Quenelle [...]
Moi je dirais même que je l’ai trouvé bien nase.
http://chroniques-electroniques.over-blog.com/article-saycet-through-the-window-46218560.html
Dire que ça change oui! mais nase???!!! sérieux achète toi des oreilles!!
Le son est pure « ce qui est super rare! », on sent le bon taf et l’harmonie entre les sons et le chant.
c’est un style diffèrent qui à le mérite d’être écouter et reecouter….
Moi j’aime beaucoup
Merci pour cet album surprenant.
Ha ben le chroniqueur de chez moi a adoré, il en a fait une critique dithyrambique, même.
On en veut plus des comme ça.
Vais m’aller écouter l’album (dès qu’il sera dispo sur Deezer è_é)