
Plusieurs courts-métrages se croisent et s’emmêlent dans la ville de New York pour un voyage pas désagréable mais relativement barbant. Reste des visuels splendides pour faire de ce ‘New York I Love You’ un joli film carte postale.

Synopsis:
Depuis l’invention du cinéma, New York n’a jamais cessé de fasciner les cinéastes, qui y puisent d’infinies émotions dans des décors aussi spectaculaires qu’uniques. Des gratte-ciel miroitants aux parcs et aux rues qui sont comme autant de mondes, la ville a été immortalisée dans des milliers de films à travers des centaines d’atmosphères différentes.
Critique:
Après ‘Paris, Je t’Aime’, le concept de l’amour a traversé l’atlantique pour la ville de New-York et l’île de Manhattan. Un concept que chacun des cinéastes essayent en vain de symboliser sous des formes bien distinctes. Qu’importe qu’il s’agisse d’une histoire d’un soir, d’un mariage daté de trente ans ou d’une rencontre hasardeuse, la durée limitée des court-métrages se montre globalement insuffisante pour exploiter le thème de l’amour avec un minimum de profondeur et d’intensité, et le constat est d’autant plus triste que le travail scénaristique effectué sur les différents segments s’avère particulièrement inspiré. Sans être hilarantes, chaque petite histoire possède ses propres surprises, ses anecdotes amusantes et inattendues, et voit l’amour se définir à travers des détails à priori insignifiants, Appliqués et tous décidés à donner une touche d’originalité à leurs travaux, les réalisateurs ne peuvent rien se reprocher, mais ils ne peuvent pas combattre le principe même d’un film volontairement décousu. Tous leurs efforts sont broyés par le rythme imposé, l’alternance ou le mélange d’histoires.
Exception faite du court-métrage frémissant d’Allan Hugues, mettant en scène Bradley Cooper et Drea De Matteo, tous les autres disparaissent sans laisser de souvenirs. La faute à un film qui tourne perpétuellement au même rythme et qui dégage une uniformité contraire à son idée. La succession des récits aurait dû apporté un rythme bien particulier, et d’une manière générale, l’idée même de ‘New York, I Love You’ laissait prévoir une réalisation générale beaucoup plus contrastée. Malgré la présence de douze réalisateurs aux manettes, le film réussit l’exploit de rester sensiblement toujours dans la même ton. Un choix assumé d’un commun accord ou une volonté de la part du producteur qui expliquerait sans doute que le tronçon réalisé par Scarlett Johansson ne figure pas dans la version finale du produit. Dans tous les cas, cette monotonie ambiante ne dessert par un film qui ne doit plus que son salut à une poignée de visuels magnifiques. La ville de New York n’est dépeinte qu’à petite échelle et dans son quotidien, préférant les bancs, le métro et les rues étroites à la statue de la liberté et ses buildings géants. Les jeux de mise au point, de lumière et un très bon sens du cadre redonnent un peu de vie et d’intérêt à une énumération d’histoires ennuyeuses.
Sans être un torchon ou un objet bâclé, ‘New York, I Love You’ n’a pas les moyens nécessaires pour prétendre être un film réussi. Réalisateurs comme acteurs sont à créditer d’un bon travail, mais les prestations de chacun sont trop proches pour espérer donner un peu de saveur au montage final où seul l’esthétique est à sauver.
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Titre français: New York I Love You
Avec: Natalie Portman, Kevin Bacon, Maggie Q, …
Sortie: 14 Avril 2010 | Durée: 1 h 40
Genre: Comédie, Romance
Réalisateur: Natalie Portman, Jason Reitman, … | Infos: Allociné
Autres chroniques: à venir.







































































J’ai bien aimé, ça change de toutes ces histoires d’amour à la con qui sont toutes sur le même plan « scénar bidon ». C’est vrai que les histoires sont trop courtes, parfois, ce qui fait que l’on a pas réelement le temps de s’attacher aux personnages, mais si un couple devait « laisser des traces », à mon avis, ce serait plutôt le couple Robin Wright Pen – Chris Cooper. La scène est simple, efficace et intense : « Mais pourquoi tu me dis tout ça ? – Parce que ce soir, je veux que ça change » .
Le tronçon le plus original à mon avis est celui dans lequel joue Anton Yelchin. Il est vraiment amusant à regarder, ça n’a rien de linéaire, ni d’uniforme.
Après il y a une histoire à laquelle je n’ai absolument rien saisi (avec Shia Laboeuf que je déteste, John Hurt et une autre actrice dont j’ai oublié le nom).
Et puis il y a l’histoire sur les intégristes, avec Nathalie Portman, ça aussi c’est sympa, on a rarement affaire à ce genre de contextes.
Et puis d’autres, qui, il est vrai, n’ont aucun impact. Genre le couple que toi, tu as apprecié (malgré le fait que je suis une fervente admiratrice de Bradley Cooper), ou Ethan Hawke dont je n’ai pas du tout apprecié la prestation.
Peut-être peut-on remarquer qu’à travers le film, on a du mal à se faire une idée de NY, alors que Paris, je t’aime avec son découpage en arrondissement, avait donné une image plus précise de la ville (oui oui, c’est pas bien de comparer).
Foulala, ça ne veut vraiment rien dire. Tu fais de bonnes critiques!
C.