Le trio explosif des Noisettes n’aura pas attendu longtemps pour s’assagir. Après « What’s The Time Mr. Wolf ? », sorti en 2007, le groupe nous sert son second opus « Wild Young Hearts » cette année. Le groupe confirme qu’on peut compter sur eux quand il s’agit de faire un cocktail de genres musicaux. De la soul, un peu de rock, beaucoup de pop, et un penchant assumé pour les sixties. Paradoxalement, l’album se veut plutôt simple d’accès. La production aseptisée donne à leur musique un coté FM dommageable, en même temps qu’une certaine homogénéité non négligeable. Au final, le groupe s’en sort avec les honneurs, proposant au milieu de quelques titres plats sans grand intérêt quelques morceaux dansants énergiques. En revanche, dans le bon comme dans le mauvais, le timbre de voix de Shingai Shoniwa est toujours aussi juste et sexy. De quoi donner de la personnalité à leur musique et pardonner à moitié certains écarts trop radiophoniques.

Commençons par « Sometimes », fine introduction acoustique posée sans artifices, charmante et sensuelle. La simplicité rythmique, qui se base sur des claps et des beats discrets, est accrocheuse, tandis que les chœurs, effacés, ne sont qu’un soutien minime à la voix de Shingai, qui s’adapte aussi bien à la pop qu’à la soul. Et c’est bercé dans un univers très rétro qu’on découvre l’incontournable premier single « Don’t Upset The Rythm », parfait pour passer les ondes et ravir les amateurs de dancefloor. De la pop-rock groovy, teintée de soul, parfait compromis musical de différentes époques. C’est pourquoi on pensera autant à la classe des années 60, au kitch des boules à facettes et du disco et aux sonorités rock plus modernes. Un hit qui vaut le détour, en somme. « Wild Young Hearts », au contraire, a la bonne idée de durer moins de trois minutes. Les riffs sont vraiment peu inspirés, la mélodie peu soignée, un mauvais hit, en somme. « 24 Hours » est quand à lui plutôt agréable. Doté d’un refrain à tomber par terre, d’une chanteuse qui est un don de la nature, capable aussi bien d’imiter Nina Simone que Karen O des Yeah Yeah Yeahs, le morceau pêche par un couplet en deçà du reste de la chanson. Trop simpliste et trop classique peut-être. « Every Now And Then » n’atteint pas des sommets, mais a le mérite de laisser une fois encore le talent vocal de madame s’exprimer. Et puis il y a cette ambiance soul populaire que les Fugees, Lauryn Hill en tête, retranscrivaient dans leurs morceaux au milieu des années 90. Un peu de nostalgie ne fait pas de mal parfois.
Le détonnant « Beat Of My Heart » apparaît tout de suite comme beaucoup plus moderne, mais également beaucoup moins charmant. Le groupe retombe un peu dans ses travers en composant ce morceau pop-rock assez ringard. Si le rythme et le refrain sont solides, le solo de guitare est à pleurer de rire, et l’instrumentation prouve au moins que le rock à l’état brut ne convient pas du tout aux Noisettes. « Atticus », de nouveau plus pop, plus soul, plus posé également, est une vraie beauté. Impossible de résister, ni aux superbes arrangements sonores, ni à la pureté de la voix. Le temps pour « Never Forget You » de nous réveiller, puis de nous enivrer. ‘What you’re drinkin’, Rum or whisky’. Étant donné la sensualité et la chaleur avec laquelle sont prononcées ces mots, ce qu’il y a dans le verre n’a plus beaucoup d’importance. Que dire de plus si ce n’est que ce second single haut en couleurs est absolument formidable. Le couplet nous rappelle le temps des excellents Smokey Robinsons & The Miracles, tandis que le refrain pop-rock agrémenté d’ instruments à cordes finira par vous faire sourire sans même que les plus cyniques d’entre nous s’en rendent compte. « So Complicated » compense son manque d’originalité par son refrain entêtant et sa rythmique irréprochable. Le transpirant « Saturday Night », avec ses claviers très 80′s, est un appel du pied aux clubbers du week-end. Sans aucun doute possible le titre le plus dansant et le plus entêtant de l’opus. Et puisque tout a une fin, autant finir en beauté avec le vibrant « Cheap Kicks » qui permet à Shingai Shoniwa de briller une fois de plus.
« Wild Young Hearts » réserve donc son lot de bons moments, même si certains titres sont franchement dispensables. Mais difficile de reprocher grand chose aux anglais si ce n’est une approche plus FM, plus radiophonique. Qu’importe, les mélodies et les refrains sont entraînants, et les anciennes divas de la soul ou de la pop ont trouvé en la splendide Shingai Shoniwa une digne héritière.
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Sortie: 20 Avril 2009 | Genre: Soul, Rock, Pop, 60′s | Infos: Myspace | Acheter sur: Itunes
Autres chroniques: à venir.
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Never Forget You lyrics
What you’re drinkin’ I’ll never forget you We were mischievious I’ll never forget you We just got swallowed up We just got swallowed up What you’re thinking I’ll never forget you Don’t you know that you’re my joy Don’t you know that you’re my joy these lyrics are submitted by vpblue
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