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J’avais déjà chroniqué cet album sur un de mes anciens blogs. Et j’avais déjà loué le talent du groupe et la qualité de ce nouvel opus. Beaucoup de critiques ou chroniqueurs considèrent cet album comme une énorme déception et un raté du groupe. Ce n’est clairement pas mon cas, et je réitère donc en chroniquant à nouveau ici « Only By The Night« , sorti l’an dernier. Le clan Followill (Un groupe familial, 3 frères et 1 cousin), qui tournait il y a peu en ouverture de Pearl Jam ou Bob Dylan, a décidé de s’essayer à une musique plus directe et plus lisse. Un aspect qui a étonné pas mal de fans, moi le premier. Mais je trouve ça très bien que le groupe, après le riche et complexe « Because Of The Times », s’essaye à autre chose. Certains disent que le groupe s’est vu trop grand, d’autres qu’ils veulent devenir les nouveaux U2. Moi, je continue à penser que cet album est indispensable à leur discographie, composée de morceaux désormais très différents. A en écouter les derniers Bootlegs du groupe, mon sentiment se confirme, tant le mélange entre les différents titres fonctionnent bien. Avec « Only By The Night« , fini le son crade et poisseux, on calme le tempo. Pas pour autant que cet opus déçoit, au contraire, d’autant que Caleb, le chanteur du groupe, est définitivement au sommet de sa forme.

Pour apprécier au maximum cet album, il faut essayer de faire abstraction de leurs précédents opus, en particulier « Youth And Young Manhood » et « Aha Shake Heartbreak« . Sur « Only By the Night« , tout semble couler de sources, être plus simple, plus efficace, plus accessible. On se rapproche de ce qu’on appellerait aujourd’hui du bon « rock commercial ». Mais enfin qu’importe l’étiquette, les quatre gugus de Nashville ont su marquer 2008 de leur empreinte, musicalement, bien sûr, mais aussi médiatiquement. Une nouvelle preuve que leur musique est devenue accessible au grand public, ce qui n’était pas forcément pour me réjouir. « Closer« , qui débute l’album, est pourvu d’une ambiance à la fois posée et pesante. Prenant, les lignes de chant de Caleb sont presque surprenantes. Son timbre caverneux et éraillé était connu, mais nul doute que le bonhomme a désormais pris une sacré assurance. Sa voix est une merveille de justesse et de feeling. Il me fait d’ailleurs beaucoup penser à Kelly Jones des gallois de Stereophonics, pour sa prestance vocale et son aisance. De quoi présager du bon pour le titre qui suit. Avec « Crawl« , on revient un peu aux sources des Kings. Le morceau reste assez calme, mais les guitares crasseuses sont de retour, et Caleb assure. La rythmique est plutôt cool et les quelques solos de guitares sonnent très punk/rock seventies. Un bon morceau donc, suivi par « Sex On Fire« , le HIT de l’année 2008. Véritable bombe, la rythmique endiablée de ce tube devrait enflammer les scènes pendant la tournée des Kings. D’autant qu’une fois encore, Caleb montre qu’il est dans une forme éblouissante. Bon couplet, refrain à tomber. Rien à dire. « Use Somebody« , le nouveau single du groupe, débute en mid-tempo, avant d’alterner les rythmes. Les chœurs un peu gnian-gnian durant le refrain sont largement rattrapés par le lead vocal. Entraînant, le groupe semble être comme un poisson dans l’eau dans ce nouveau genre. Et j’aime beaucoup. On est pile à la limite entre rock indépendant et rock commercial. La musicalité des titres est clairement taillée pour être plus accessible, mais des détails font qu’on n’oublie jamais que ce sont bien les Kings Of Leon. « Manhattan » n’échappe pas à la règle. Même si la qualité des paroles laisse vraiment à désirer, c’est pour moi un des meilleurs titres de leur discographie. Ligne de basse accrocheuse à mort, breaks inspirés, et surtout ce chanteur exceptionnel. Il survole le titre avec une classe incomparable. Avec son timbre si rocailleux, il est magistral, ni plus, ni moins.
« Revelry » a un certain côté rêveur. Avec ses chœurs fantomatiques, ses arpèges de guitare intéressantes, on se laisse facilement porter. Dommage que le morceau soit un peu trop répétitif. Ce n’est pas le cas de « 17« , dont les premières notes rappellent étrangement « True Love way » du précèdent opus. Couplet inspiré et refrain assez groovy qui relance un peu la machine. « Notion » ne vient que confirmer ce ressenti, d’autant que les harmonies vocales du frontman sont particulièrement bien trouvées. Groovy, planant, hurlant, toutes les émotions passent dans une seule et même voix. Incomparable. « I Want You« , du haut de ses cinq minutes, possède une boucle rythmique hypnotisante. Le travail sur les détails sonores est remarquable, et l’ensemble du titre laisse ressentir le côté sudiste qui avait presque disparu chez nos amis de Nashville. La seconde partie de l’album, moins impressionnante que la première, reste tout de même de bonne qualité. Les deux derniers titres que sont « Be Somebody » et « Cold Desert » concluent parfaitement l’album. Le premier laisse la place à la batterie. Rythmique d’enfer, les guitares restent en retrait et apparaissent discrètement. Le refrain est excellent, d’autant qu’il crée un break avec le couplet en proposant une mélodie moins décousue que le couplet. L’autre termine en beauté cet opus, de la même manière qu’ »Arizona » concluait « Because Of The Times« . Aérien à souhait, mélodie lente et guitares étouffées, ce morceau est une merveille. Caleb continue de pousser ses râles, et éclabousse une nouvelle fois de toute sa classe cette chanson. Un titre qui rassurera peut être les puristes des premiers albums des Kings.
On comprend que l’évolution du groupe soit une vraie déception pour certains fans. Passant de la poussière aux paillettes, arrivant au premier plan médiatique, surpassant les ventes du dernier Coldplay en Angleterre, le groupe semble partir dans une mauvaise voie. Et pourtant. Le groupe possède une vraie alchimie. Très rigoureux, Kings Of Leon réussit avec brio sa transition musicale. Avec à leur tête celui qui est pour moi le meilleur chanteur de rock au monde aux côtés de Kelly Jones, nul doute que ce groupe possède un bel avenir. Espérons simplement que cette reconnaissance médiatique ne leur monte pas à la tête et qu’ils continuent leur bonhomme de chemin avec sérieux. Les derniers lives des quatre zozos, à en voir les tracklists, prouvent en tout cas qu’ils n’oublient pas leurs fans. Nul besoin de dire que, me concernant, j’attends avec impatience leur prochain album.
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Sortie: 19 Septembre 2008 | Genre: Rock | Infos: Myspace | Acheter sur: Itunes
Autres chroniques: à venir.


























































