Prince Of Persia - PC (2008)

Depuis un an ou deux, Ubisoft entame une petite révolution (bienvenue) dans le monde du jeu vidéo. Joueur plus qu’occasionnel, ce sont les seuls qui parviennent encore à me scotcher quelques heures devant l’écran, une manette dans les mains. L’intérêt d’un titre produit par ces zigotos, c’est la dimension cinématographique qu’il propose. Il suffit de voir les images magnifiques de Far Cry 2, ou d’avoir passé quelques heures sur Assassin’s Creed pour s’en rendre compte. Même si tout n’est jamais parfait, il faut saluer leurs efforts pour réaliser des jeux vidéos de plus en plus immersifs. Quand j’ai su qu’un nouvel opus de Prince Of Persia sortait début décembre, je me suis dit que les vacances de Noël serait une bonne occasion d’essayer leur nouveau joujou. Entièrement réalisé en Cell Shading, Ubisoft a certainement souhaité franchir une nouvelle étape. En prenant en compte le talent jalousif de leurs infographistes, je m’attendais à recevoir une jolie claque visuelle. Pour le reste, surprise totale. Découvrons ensemble ce qu’il en a été.

Synopsis:

Prince of Persia sur PC est un jeu de plates-formes/action laissant la part belle aux acrobaties et duels épiques. Le prince rentre d’une longue aventure, chargé d’un fastueux trésor. Au cours d’une tempête de sable, il se retrouve catapulté dans un merveilleux jardin et confronté à la destruction de l’arbre de la vie. Ahriman, l’esprit du mal et de la destruction est libéré. Il ne tient qu’à notre héros, accompagné de la princesse Elika, d’enfermer à nouveau le mal dans sa prison.

Critique:

Autant le dire tout de suite, ce n’est pas cette fois encore qu’Ubisoft fera l’unanimité auprès des vrais gamers. Je ne parle même pas des puristes de la trilogie précédente, qui vont certainement crier au scandale. Pour cause, ce nouvel opus concocté par nos amis d’Ubisoft n’a plus rien à voir avec les précédentes déclinaisons qu’a pu prendre « Prince Of Persia ». De ce point de vue, je suis plutôt content. Plutôt, car il est vrai qu’on perd un des atouts majeurs des « Sables Du Temps », à savoir la fréquence élevée de combats, avec un gameplay très libre. Mais « Oh Joie ! », les énigmes chiantes et les pièges ont pratiquement disparu. Parce qu’ils étaient bien gentils, mais passer trois plombes juste pour ouvrir un robinet, c’était assez irritant. Encore fallait-il rester en vie en évitant une avalanche des rochers, des pics, des lames, des ennemis, des corbeaux, des courgettes, le tout sans tomber dans la falaise.

Si on considère que la poisse n’est pas une caractéristique à proprement parlée, je peux vous affirmer que tout est désormais bien différent. Je l’ai compris assez vite d’ailleurs. Passé le menu, déjà magnifique, j’appuie sur Start et mes premières dents tombent. Le Cell Shading est une réussite totale. Très proche des planches originales du jeu, j’ai vraiment eu le sentiment d’évoluer dans un monde entièrement dessiné à la main. Même si la liberté de mouvement est assez limitée, l’interaction entre les personnages et le décor est suffisante pour y croire. Dès le début du jeu, on incarne le « nouveau prince ». Provoquant, beau gosse, guerrier, acrobate, marrant, charismatique… Avec autant de qualités à son actif, il se devait d’assister à un évènement irréversible, comme d’habitude très sympa. Libération de la corruption, monde plongé dans le chaos et la contamination. Une fois alliée à la princesse Erika (dotée de formidables pouvoirs magiques), clone de l’actrice Keira Knightley(?), il faut partir à la conquête de territoires à purifier. Ha oui, afin de rendre l’histoire encore plus sympa, il est important de noter que le père d’Erika est le responsable de tout ce bordel. Bref, avant de partir à l’aventure, il faut s’habituer au gameplay. Très cadré, on est loin d’avoir une liberté de mouvement complète. Loin d’être désagréable, les développeurs ont choisi de limiter les possibilités du joueur, se concentrant davantage sur le pouvoir immersif du titre. Le parcours à suivre est assez simple. Avec quelques courses et acrobaties en compagnie d’Erika, on arrive rapidement sur les lieux que la princesse doit purifier à l’aide de sa magie. C’est uniquement ou presque dans ces situations qu’il va falloir affronter des ennemis tous plus déconneurs les uns que les autres. Chasseurs, Golems et autres amuse-gueules. Les combats se révèlent être tout simplement splendides. A l’instar d’Assassin’s Creed, les combats demandent avant tout du timing et une bonne connaissance de « combos ». Et plus j’avance dans le jeu, plus les combats s’avèrent être formidables. La réalisation artistique des nombreux combos possibles entre Erika et le prince donne l’impression d’être non plus dans un jeu, mais dans un film d’animation. Acrobaties, effets visuels spectaculaires, dynamisme, c’est si beau que ça ferait chialer un routier.

Et puis vous pouvez vraiment vous lâcher, puisque le jeu n’intègre pas de game-over. Erika peut vous sauver dans n’importe quelle condition, ce qui est plutôt pratique. Le genre de détails qui ravit un joueur occasionnel comme moi, mais qui j’imagine font rire jaune les amateurs de jeux vidéos. D’autant que le jeu comporte tout de mêmes quelques défauts. Le parcours, déjà très linéaire, ne peut s’effectuer qu’en récoltant des sphères de lumières. On est donc obligé de se taper des phases d’exploration particulièrement pénibles. Alors certes, avec l’utilisation de plaques de pouvoir permettant au Prince de voler dans les airs, et devant la beauté du paysage, c’est supportable. Le scénario n’est pas non plus folichon, mais disons que les dialogues rattrapent sa pauvreté. Sans être transcendants, le prince se veut plutôt marrant et « djeune ». Plutôt original, et très révélateur sur l’intention des développeurs. Plus qu’un jeu vidéo, c’est surtout un produit numérique de plus en plus proche d’un objet cinématographique. Les animations sont splendides, l’interaction entre les personnages est travaillée, et l’utilisation du Cell Shading joue beaucoup sur l’aspect de ce « Prince Of Persia ». Ubisoft franchit encore un nouvel échelon dans leur nouvelle direction artistique. Le contenu du jeu sera peut être insuffisant pour beaucoup de joueurs, mais moi ça me donne beaucoup d’espoir concernant l’avenir du jeu vidéo. Quand j’imagine que ce n’est peut être que le premier volet d’une trilogie (à en voir la fin), ça me réjouit assez. En tout cas, un coup de chapeau aux zozos d’Ubi. La qualité esthétique de leurs titres, déjà très largement au dessus de la moyenne, continue d’évoluer. On sent que leurs derniers produits restent des « coups d’essais ». Alors quand ils vont être transformés, ça devrait être plutôt exceptionnel.

3-5

Sortie: 11 Décembre 2008 | Genre: Action, Plate-formes, Aventure | Éditeur: Ubisoft | Développeurs: Ubisfot Montréal | Acheter: Amazon

Autres chroniques: à venir.

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4 comments to Prince Of Persia – PC (2008)

  • MimS

    WoW c’mieux! Non j’deconne

  • Kaoh

    J’en profite pour souligner le joli manteau qu’est celui de ton blog dorénavant. Même si, j’en suis sur, tu lui apporteras encore quelques modifications très rapidement !
    (vraiment dommage que ces foutus lecteurs deezer se reboutent dès qu’on change de page…)

    Quant à Prince of Persia, je n’ai encore eu ni l’occasion, ni le temps de m’y affairer, mais que j’en ai foutrement envie depuis un bon moment, bordel !

  • Je suis entrain de le finir ; chronique à venir prochainement. Mais dans les grandes lignes, je suis d’accord avec toi ;)

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